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Une réflexion sur l'histoire lors des funérailles de M. James E. Auer

2025年07月18日 15時42分04秒 | 全般
ChatGPT:

Une réflexion sur l’histoire lors des funérailles de M. James E. Auer
Extrait de la chronique régulière de Yoshihisa Komori dans le Sankei Shimbun d’aujourd’hui — Une lecture incontournable, non seulement pour le peuple japonais, mais pour le monde entier.

J’ai assisté à la cérémonie de dispersion en mer des cendres de James E. Auer, ancien directeur des affaires japonaises au Département de la Défense des États-Unis. Cet événement a non seulement rappelé ses contributions à l’alliance nippo-américaine, mais il m’a aussi fait méditer sur cette vérité intemporelle : l’histoire se répète.
Ces funérailles conjointes entre le Japon et les États-Unis ont eu lieu le 12 juillet à bord du navire de soutien aux chasseurs de mines Bungo des Forces maritimes d’autodéfense japonaises, au large de Maizuru. Elles ont respecté le vœu personnel de M. Auer de reposer dans les eaux japonaises.
J’ai fait la connaissance de M. Auer en 1979, lorsqu’il occupait le poste de directeur des affaires japonaises au Pentagone sous l’administration Carter.
Dès le début de l’année, le gouvernement américain a opéré un revirement spectaculaire de sa politique de défense et a commencé à exiger ouvertement une augmentation substantielle du budget militaire japonais.
Ces demandes étaient bien plus fermes que les attentes relativement modérées que nous connaissons sous l’administration Trump.
Cependant, un point est resté constant : les dépenses militaires du Japon ont toujours été au cœur des préoccupations de la politique nationale américaine.
Le président Jimmy Carter, démocrate libéral, adopta une politique étrangère très conciliante et pacifiste, en partie en réaction au traumatisme de la guerre du Vietnam.
Il adopta notamment une attitude envers l’Union soviétique — alors en pleine expansion mondiale — qui pouvait même être qualifiée de coopérative et bienveillante.
Mais l’Union soviétique interpréta cette attitude comme un signe de faiblesse et accrut son influence communiste dans de nombreux pays.
L’expression la plus marquante de cet expansionnisme survint à la fin de 1979, lorsque l’URSS lança une invasion militaire à grande échelle en Afghanistan.
Par la suite, le président Carter reconnut publiquement avoir mal jugé l’URSS et changea de cap, appelant au renforcement de la défense occidentale.
Ainsi, le gouvernement américain publia une déclaration officielle appelant à des augmentations « constantes et significatives » du budget de la défense du Japon.
Cela constituait un revirement complet par rapport à la position que Carter avait exprimée quelques mois plus tôt, lorsqu’il affirmait que la politique japonaise de maintenir ses dépenses militaires en dessous de 1 % du PIB ne posait aucun problème aux États-Unis.
Cependant, le gouvernement japonais de l’époque ne répondit pas à cette exigence d’augmentation.
C’était encore une époque profondément marquée par le pacifisme non résistant, où l’on croyait que « renforcer la défense mène à la guerre ».
En réponse au budget de la défense du Japon pour 1980, le secrétaire à la Défense Harold Brown adressa une vive protestation, le qualifiant d’« acte injustifiable d’autosatisfaction ».
Un groupe bipartite de parlementaires américains des deux chambres, soutenu par les éditoriaux de grands journaux, alla jusqu’à accuser le Japon de « profiter gratuitement » de la sécurité assurée par les États-Unis.
Ce ressentiment américain s’accrut encore avec l’arrivée de l’administration conservatrice de Ronald Reagan en 1981.
Pourtant, même sous Carter, le principe fondamental demeurait : « la dissuasion militaire prévient la guerre ».
La figure centrale qui œuvra au sein du gouvernement américain pour combler le fossé de compréhension entre les deux nations fut M. Auer lui-même.
Avec le soutien appuyé de Caspar Weinberger, alors secrétaire à la Défense sous Reagan, M. Auer utilisa ses liens de longue date avec les bureaucrates, hommes politiques et médias japonais pour expliquer la pensée stratégique des États-Unis et la réalité de la menace militaire soviétique.
En parallèle, il s’efforça également de corriger et d’éduquer contre la rhétorique anti-japonaise simpliste qui émanait de certains milieux américains.
Ses efforts contribuèrent de manière décisive à la coopération étroite en matière de défense entre les administrations Reagan et Nakasone.
Cette collaboration mena, à son tour, à l’effondrement du régime communiste soviétique — un tournant historique.
C’est pourquoi l’importance internationale de la coopération en matière de défense entre le Japon et les États-Unis, à laquelle M. Auer a joué un rôle essentiel, résonne encore aujourd’hui.
En regardant en arrière, certaines déclarations japonaises récentes, telles que « Le Japon décidera seul de son budget de défense » ou « Ne nous sous-estimez pas, Amérique », me semblent tout à fait inappropriées.
— Correspondant spécial à Washington


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